Nouveautés documentaires
Toute la sélection :
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Génération anxieuse
de Jonathan Haidt
Les arènes, 424 p.
Comment les réseaux sociaux menacent la santé mentale des jeunes.
La santé mentale des jeunes s'effondre. Avec un smartphone toujours à portée de main et les réseaux sociaux pour horizon, toute une génération est en danger. Dépression, anxiété, solitude, les chiffres s'emballent : surprotégés dans le monde réel, les adolescents d'aujourd'hui grandissent dans un univers virtuel néfaste pour leur bien-être et leur développement.
Cette enquête implacable explore les facteurs invisibles qui menacent le cerveau et l'équilibre des jeunes : fragmentation de l'attention, dépendance aux écrans, baisse de l'estime de soi, manque de sommeil, disparition des interactions sociales réelles. S'appuyant sur les dernières recherches scientifiques et des graphiques percutants, ce livre révèle l'ampleur du problème.
Mais Jonathan Haidt ne s'arrête pas là. Il propose des solutions concrètes et audacieuses pour inverser la tendance. Ce livre est un cri d'alerte et un appel à passer l'action.
- Pour les parents : favoriser une enfance centrée sur le jeu, la liberté, les activités extérieures, les amitiés réelles et l'autonomie.
- Pour les écoles : organiser des jeux libres et interdire les smartphones.
- Pour les gouvernements et les géants de la tech : instaurer une véritable " majorité numérique ".
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Les irresponsables : qui a porté Hitler au pouvoir ?
de Johann Chapoutot
Gallimard, 2025, 304 p. (NRF)
Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités daffaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et délites traditionnelles, perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50 % à moins de 10 % des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits. Quand les forces de répression avertissent quelles ne pourront faire face à un soulèvement généralisé, le pouvoir, qui ne repose sur aucune base électorale, décide de faire alliance avec lextrême droite, avec laquelle il partage, au fond, à peu près tout, et de linstaller au sommet.
Cette histoire se déroule en Allemagne, entre mars 1930 et janvier 1933. Elle repose sur une lecture des archives politiques, des journaux intimes, correspondances, discours, articles de presse et Mémoires des acteurs et témoins majeurs. Elle révèle non pas la progression irrésistible de la marée brune, mais une stratégie pour capter son énergie au profit dun libéralisme autoritaire imbu de lui-même, dilettante et, in fine, parfaitement irresponsable.
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Médiator, un crime chimiquement pur
de Eric Giacometti, Irène Frachon
Delcourt, 186 p.
En 2007, au CHU de Brest, de nombreux cas d'atteintes cardiaques inexpliquées attirent l'attention de la pneumologue Irène Frachon. Ses recherches mettent en cause le Mediator, coupe-faim des laboratoires Servier, dont le principe actif avait conduit au retrait de l'Isoméride en 1997. Celui du Mediator sera effectif en 2009. Depuis, elle poursuit son combat pour l'indemnisation des milliers de victimes..
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Morts avant la retraite : Ces vies qu'on planque derrière les statistiques
de Rachid Laïreche
Les arènes, 2023, 203 p.
Ces vies qu'on planque derrière les statistiques Il était une fois douze histoires vraies.
Mohamed s'est fait construire un palais au pays pour ses vieux jours, Renée a connu sept plans sociaux, Jean-Luc a bataillé pour faire reconnaître comme maladie professionnelle le cancer qui a fini par l'emporter, Brigitte a trimé jusqu'à la fin à la caisse du supermarché... Tous sont morts avant l'âge de la retraite.
Derrière ces vies écourtées, il y a des rêves et des amours, des existences cabossées, des corps qui s'abîment...
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Pour des institutions inclusives : développer le pouvoir d'agir des professionnels et des personnes accompagnés
de Alain Dewerdt
Erès, 2025, 275 p. (Empan)
En prenant un parti résolument opérationnel, l'auteur déconstruit les divers niveaux des dispositifs institutionnels et organisationnels du travail social et médico-social. Il va ainsi à la rencontre des pratiques qui constituent l'essence de l'action sociale dans le modèle « inclusif ». Une démarche salutaire pour (re)donner son sens et son efficience à l'accompagnement des personnes en situation de fragilité psychologique ou sociale.
« Rien pour nous sans nous ! » Avec ce slogan, les personnes en situation de handicap revendiquent leur droit de vivre et dagir dans une société inclusive. Le placement en institution est rangé aux archives au profit des dispositifs daccompagnement de parcours de vie mobilisant des services de droit commun. La désinstitutionalisation est-elle la première condition dune politique dinclusion ? Ne doit-on pas plutôt créer et développer des institutions inclusives capables de garantir et développer le pouvoir dagir des personnes fragiles ?
À partir de nombreuses expériences, Alain Dewerdt part de lhypothèse quen travail social, les actions individuelles ne suffisent pas. Il faut déployer des actions collectives pour que laccompagnement au quotidien prenne tout son sens : la coopération locale quil implique, les supports et moyens quil réclame, le type de management qui le favorise, les politiques qui lui offrent un cadre durable, les questionnements éthiques quil éveille.
En prenant un parti résolument opérationnel et en déconstruisant les divers niveaux des dispositifs institutionnels et organisationnels du travail social et médico-social, lauteur va à la rencontre des pratiques qui constituent lessence de laction sociale dans le modèle « inclusif ».
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La puissance et la mer
de Emilie Aubry, Frank Tétart
Tallandier, 219 p.
« Cest par la mer quil convient de commencer toute géographie », écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, lun des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre lUkraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de linformation, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec lintérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons.
Enfin, les océans du monde, où transitent 90 % du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de simposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.
« Le XXIe siècle sécrit aussi sur les océans du monde. »
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La vie quotidienne des prisonniers de guerre français en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale : Catalogue de l'exposition
35 p.
Prisonniers de guerre français (1940-1945) : une mémoire oubliée.
En mai-juin 1940, 1 850 000 soldats français sont capturés par l'armée allemande. Parmi eux, 1 600 000 sont transférés en Allemagne. Les officiers sont envoyés dans des Oflags et les sous-officiers et hommes de troupe dans les Stalags, puis répartis dans des Kommandos de travail où ils sont mis à la disposition de l'économie du IIIè Reich.
Pendant 5 ans, ces hommes vivent loin des leurs une captivité longue et éprouvante : conditions de vie difficiles, privations de toutes sortes, travail forcé, solitude, angoisse du non-retour. Ils résistent par des stratégies de survie, d'entraide et parfois d'évasion. A leur retour, leur histoire est reléguée au second plan, éclipsée par les récits de la Résistance et ceux des camps de concentration et d'extermination.
Conçue en partenariat avec le Mémorial de Trutzhain (Hesse, Allemagne), cette exposition bilingue et itinérante retrace le parcours de ces prisonniers de guerre, de leur capture à leur libération, et invite à redécouvrir une page oubliée de notre mémoire collective.







